dimanche 18 mai 2014

Road Trip NZ - Jour 20 et 21 : Vers Auckland - Fin du road trip

Ce matin, après le petit-déjeuner, nous devons faire la vidange des euax grasses etfaire le plein d'eau. Une fois tout ceci fait, les douches prises, ... il est déjà 12h.

Pierre n'est pas franchement content, car on ne pourra pas aller sur une des îles qu'il avait repérée. Je décide donc d'aller à la Baie de Kawakawa. Il n'y a strictement aucune info dedans sur notre guide, mais c'est sur la côte.

Pierre à la pêche aux coques

La belle vue pour déjeuner !

On déjeunera avec une super vue et Pierre ira à la pêche aux coques.
Ce soir on va dormir dans les alentours et demain, il sera temps de rendre le camping car.
En effet, demain, déjà, nous avons notre avions pour l'île de Pâques !

On a franchement adoré la Nouvelle-Zélande, avec ses paysages sompteux et fortement diversifiés, ainsi qu'avec sa faune et sa flore si particulières. Trois semaines, c'est court, mais nous avons tout de même pu découviri une bonne partie de ce pays si beau.

- Juliette -

vendredi 16 mai 2014

Road Trip NZ : Jour 19 - Wellington - Pukehoke - via Les Grottes de Waitomo

Il y avait encore une attraction touristique majeure que nous n'avions pas encore visitée sur l'île nord. Ce sont les "Waitomo caves", un réseau de grottes immense qui se trouve non loin des volcans de Rotorua, vus à l'aller.

A notre arrivée, nous avons une surprise désagréable : les grottes c'est cher à visiter ici! Il faut compter 67$ pour la grotte principale et 91$ pour un ticket combiné 3 grottes (soit tout de même 58 euros). Le prix est à mettre en relief avec les grottes que nous avons vu au laos, dont le prix allait de 0,2 euros à 3 euros pour la plus chère. Mais bon, on ne vient pas tous les jours ici, et à ce qu'il parrait cela vaut vraiment le coup, nous nous laissons donc tenter.

La première grotte, Aranui, contient des centaines de stalactites et stalacmites. La grotte est assez profonde, et les formations calcaires sont impressionnantes par leur nombre. Le calcaire est également très blanc et pur. Bien sur, toute la grotte est éclairée et les entréesont été aménagées pour faciliter la circulation. Mais bon, ca reste une grotte.

De belles formations

Des petites stalactites bien pointues

La deuxiéme grotte que nous visitons s'appelle ruakuri. Pourr y accéder, un colossal escalier de 15 m de profondeur a été créé. L'entrée originale de la grotte est en effet sacrée pour les Maoris, et on ne peut pas l'utiliser. En plus des mêmes formations vues précédemment, celle là possédent quelques spécificités: elle est immense, et des tour operateurs proposent de la visiter en rafting. Elle posséve également des formations géologique particulières: à certains endroit, le calcaire, en se déposant, a créé des concretions ressemblant à du tissu. Nous rencontrons également nos premiers vers luisants (glowworms). Une espèce d'insectes vivant en nouvelle Zélande a la propriété de générer de la lumière. En effet, la larve (une sorte de gros ver) se nourrit d'insectes. Afin de les attirer en profitant de l'obscurité de la grotte, elle crée des fils collant qui pendent de la voute. L'extrémité du ver produit une lumière bleue phosphorescente. Les insectes sont attirés par la lumière et finissent collés sur un fil, afin que la larve puisse le manger. Dès qu'on éteint la lumière, on peut donc voir plein de petits points lumineux bleus sur la voute de la cave, formant une sorte de voie lactée. C'est vraiment impressionnant.

Une superbe formation

Voici les fameaux vers luisants !

La troisième grotte. C'est le clou du spectacle : après nous avoir montré quelquees concretions calcaire et nous avoir fait visiter une grand salle à l'accoustique parfaite, nous prenons place sur un bateau. Nous navigons alors sur une rivière souterraine, alors qu'au dessus de nous brillent des milliers de vers luisants. Leur lumière se réfléte dans l'eau. Il fait totalement noir, et les seuls bruis que l'on entend sont les gouttes d'eau tombant dans la rivière (mise à part le bébé de 10 mois à côté de moi qui découvre ce que sont les echos). Le bateau nous améne tout doucement vers le bout du tunnel, qui s'ouvre dans une jungle luxuriante.

C'etait vraiment impressionnant !

mercredi 14 mai 2014

Road Trip NZ : Jour 17 et 18 : Greymouth - Picton - Wellington

5h30 du matin. J'entends une voiture tourner à côté du camping car. J'ai un mauvais préssentiment. Quelques minutes plus tard, je me lève, vais voir à l'avant de la voiture, et pas manqué, nous avons une nouvelle amende !!!

Mon sang ne fait qu'un tour ! Nous sommes pourtant dans une zone autorisée, il y a des panneaux partout !
La prune est de 200 NZD, avec comme explication "No visible certification". Comment cela on n'a pas de certification que notre camping-car est self-contained ? Et l'étiquette bleue à l'arrière, c'est pour les chiens ?
Je suis trop énervée et je décide d'aller voir les gens du district à la première heure ! Pierre est dégoûté d'être réveillé si tôt et m'en voudra toute la journée !

Je petit-déjeune et Pierre me regarde d'un regard fatigué. Le bureau du district n'ouvre qu'à 8h. Je sors, et vois deux autres camping-cars, qui dorment encore. Le premier, un Apollo, comme nous a une prune aussi. Je ne vais pas voir l'autre.

Nous sommes prêts à partir que l'autre Apollo bouge aussi. Je me précipite dehors avec notre prune pour discuter avec les autres. Ce sont des Suisses et eux aussi sont dégoûtés ! On se met d'accord pour y aller ensemble, mais avant tout il faut qu'on aille à la station des eaux sales. À cette station, nous rencontrerons un autre camping car, lui aussi avec la même prune. Nous sommes donc 6 à aller voir le disctrict. Je demande à Pierre de ne rien dire, sachant qu'il va être mal-aimable avec le bonhomme. Malheureusement, à peine entrés, l'australien agresse le gars du disctrict et Pierre s'y met. Avec les filles on se regarde et on sait par avance que c'est mort, ils n'annuleront jamais les prunes !

Nous avons tout de même l'explication de l'amende. En fait, ce district exige d'un camping car "self-contained" d'avoir une certification /garantie qui se présente sous la forme d'un auto-collant jaune et qui se place sur la fenêtre avant, à gauche. N'ayant qu'une certification avec un auto-collant bleu, placé à l'arrière, nous ne sommes pour eux, que des camping-cars sans toilettes ni rien, et donc nous avons enfreind la loi ! Le gars du district nous dit qu'ils sont en conflit avec Apollo, car Apollo refuse de mettre cette étiquette jaune. Pierre s'enflamme et lui rétorque que ce qu'ils font c'est du n'importe quoi et qu'ils se trompent de cible, leur différend étant avec Apollo. Nous sommes dégoûtés !

C'est une discussion plus que ridicule, où la bonne foi n'a rien à voir !

Les Suisses s'en vont, je tire Pierre hors de la salle et nous laissons les australiens. L'australien est hyper en colère et agresse carrément le gars du district !

Nous retrouvons les Suisses et nous nous mettons d'accord pour ne pas payer cette amende.
Nous ne nous laissons pas abattre et voulons aller voir les Pancakes Rocks. Ca tombe bien, les Suisses aussi. On s'y donne donc rendez-vous.

Nous y arrivons donc, 45 minutes plus tard. La mer monte. Elle a creusé des trous dans la roche, et lorsque des grosse vagues arrivent, l'eau gicle partout avec des rugissements de dragon ! Cest hyper chouette et impréssionant ! Je regarde la mer au loin et voit des truc noirs bouger. Je prends mes jumelles et ce sont des dauphins que je vois ! Je suis super contente et je les observe pendant une bone vingtaine de minutes !

Les pierres et l'eau qui jaillit

La vue

Une belle formation

Le jet

Nous quittons les Pancakes Rocks et reprenons le camping car. Nous décidonc de faire un grand morceau de route, et de rouler jusqu'à Picton.

Notre pompe à eau ne fonctionne plus depuis ce matin. Nous décidons de payer un camping pour avoir de l'eau et de l'électricité. Pierre m'offre même 30 minutes dans un bain un bulles. On en ressort carrément décapés et moi en pleine allergie. Ils ont mis tellement de chlore que l'on pouvait à peine ouvrir les yeux ! Je crois avoir perdu 2 mm de peau. On n'a jamais été aussi propre de notre vie !

J'ai quand même du mal à voir l'intérêt du camping car dans un camping. Déjà il y a plein de camping-cars et certains quittent le camping à 6 heures du matin en réveillant tout le monde...

Le lendemain matin, nous prenons le ferry à 9h05. Cette fois-ci, nous faisons le voyage de jour. Il parait que c'est un des plus beaux voyages en ferry. Cette fois-ci, j'ai trouvé des coupons de 10% de réductions. Au lieu de payer 400 NZD on ne paye plus "que" 360 NZD ! Youhou !

La sortie dans le fiord est superbe ! Une fois en mer, pas mal de personnes ont le nez dans leur sac à vomi... En effet, il y a de la mer et il y a des creux de 2 à 3 mètres. Même pour le Stena Alegra, qui est un gros pèpère, ca secoue bien et les vagues viennent se fracasser jusque sur le 3è pont. Pierre devient de plus en plus pâle et reste tranquille dans son siège (fait rarissime).

La paysage vu du bateau

La mer est bleue

Ca s'agite en arrivant en mer

Je profite du voyage pour avancer sur le blog.

Une fois arrivés à Wellington, nous décidons de visiter un peu la ville. La premièe difficulté va consister à trouver une place de parking. Nous irons nous promener dans la Cuba St. On prendra un bon déjeuner, puis nous irons voir l'excellent musée Te Papa. Franchement, il est vraiment génial et très complet : géologie, culture Maori, en pasa´sant par de la sociologie et de la zoologie. Et en plus, le musée est gratuit. Oui, je dis bien gratuit !

Une fois le Te Papa visité, nous quittons Weelington pour nous trouver une petite place pour dormir.

- Juliette -

mardi 13 mai 2014

Road Trip NZ - Jour 16 : Lac Paringa - Greymouth - via Fox and Franz Josef Glaciers

Il nous reste un peu de route à faire avant d'atteindre le Fox Glacier. Un peu plus au nord se trouve le Franz Josef Glacier. On ne trouve nul part ailleurs des glaciers à cette latitude, qui sont si proche de la mer.

Sur la route


Sur la route

Les glaciers bougent à une vitesse phénoménale. La carcasse d'un avion qui s'est crashé en 1943 sur le Franz Josef, à 3,5 km de sa face terminale*, s'est retrouvé en bas du glacier 6 ans et demi après. Ce qui fait en moyenne 1,5 mètres par jour ! Parfois même, le glacier bouge de 5 mètres par jour, soit 10 fois plus vite les glaciers des Alpes suisses.

Nous arrivons donc à Fox Glacier. Nous avons la chance de pouvoir nous approcher assez près du glacier, après une grosse demi-heure de marche. Il faut toujours garder en tête que c'est un endroit très dangereux, et qu'il y a eu pas mal de morts, surtout lorsque les gens passent les barrières de sécurité pour avoir une plus belle vue !

Le Fox Glacier

Pierre devant le Fox
Gros plan sur le glacier


Nous repenons le camping car et allons au Franz Josef.

Cette fois, il faut marcher un peu plus longtemps. Nous le voyons de plus loin. C'est super impressionant. On a eu quelques explications sur le recul des glaciers, et c'est malheureusement, rien qu'en comparant le glacier qui est sous nos yeux avec des photos de 2012, on peut voir des différences. Plus bas, il y a des panneaux qui indique où se trouvait le glacier en 1850, en 1992 ... C'est à peine croyable !

Le Franz Josef Glacier dans le fond
Le glacier

La pause devant le glacier
Tout proche du glacier !


Après voir bien profité des magnifiques glaciers, nous reprenone la route et voulons rouler un maximum avant de s'arrêter.

C'est donc à Greymouth, sur une aire autorisée pour les camping-cars "self-contained" que nous allons dormir.

- Juliette -

lundi 12 mai 2014

Road Trip NZ - Jour 15 : Arrowtown - Lake Paringa

Ce matin, nous visitons la petite ville de Arrowtown. Datant de la période de la recherche d'or, il y a encore pas mal de bâtiments typiques de cette époque.

La rue principale de Arrowtown

Une petite cottage sympa
Nnous décidons ensuite d'aller au lac de Wanaka pour faire la rando dans la vallée Rob Roy. Nous passons par une petite route serpentuese et pouvons voir de magnifiques paysages.

Panorama

La pause

Une fois à Wanaka, nous nous rendons à centre d'informations. On nous dit qu'il nous faut aller à un point de vue particulier pour voir quel temps il fait au niceau du Mont Aspiring. Une fois à ce point de vue, on se rend compte qu'il ne fait pas beau là-bas, la rando tombe donc à l'eau. On en profite pour aller voir les alentours.

Panorama

Le ciel est bien couvert ! Donc pas de rando ! Le temps est trop imprévisible ici.

Nous décidons donc de nous rendre à Makaora où nous allons les Blue Pools. C'est une petite marche d'une heure aller-retour, qui nous amène à une rivière avec des sortes de piscines creusées par l'eau. L'eau y est d'ailleirs bleue turquoise / transparente. Comme il pleut, nous ne ferons que distinguer les grosses truites arc-en-ciel.

La rivière

Pierre sur le pont
Nous reprenons la route et voulons trouver une place pour dormir à la Jackson Bay. Malheureusement il tombe des cordes (bienvenue dans la région de la côte ouest) et nous ne trouverons rien du tout ! On fait demi-tour et nous nous rendons au lac Paringa où nous paierons pour dormir dans un camping DOC.


- Juliette -

dimanche 11 mai 2014

Road Trip NZ - Jour 14 : Queenstown - White Water Rafting on the Shotover River

Ce matin, nous nous réveillons mais pouvons rester un peu au lit. Notre rafting n'est que cette après-midi. On prépare le petit-déjeuner et en ouvrant les rideaux, quelle n'est pas notre surprise lorsque l'on voit un petit papier coincé sous un essui-glace. Pierre va le chercher et constate que c'est une belle amende de 200 NZD pour être garés sur une zone interdite aux camping-cars. Ah bon !? Et comment se fait-il qu'il n'y ait absolument aucun panneau interdisant le stationnement ? Je regarde vite fait l'autre camping car qui a passé la nuit ici, et lui aussi a sa petite prune.

Après quelques recherches sur internet, nous nous apercevons, que certains districts font leur propres lois, et bien sur Queenstown est en tête de la distribution de prunes, avec un magnifique taux de seulement 10% de paiements, ce qui montre l'efficacité incontestable de cette méthode ...

La journée commence plutôt mal, mais nous ne nous laissons pas abattre et partons faire un tour en ville, autour du lac et dans le parc. Nous en profitions pour passer dans la William's Cottage, qui est la plus ancienne maison de la ville et est maintenant une superbe petite boutique de design. Il y a aussi le TSS Earnslaw, un bateau à vapeur de 1912, qui est encoure en activité et sur lequel il est possible de faire des tours sur le lac.

Le bateau à vapeur

Le lac avec le bateau

Le parc avec ses belles couleurs d'automne
Il est temps de rentrer au camping car pour déjeuner. Nous prenons des tourtes à la boulangerie réputée Ferberg et mangeons un bon plat de spaghettis. A une heure nous allons à la boutique de Queenstown Rafting. On a un court briefing, on monte dans un bus et c'est parti. Quelques minutes plus tard, nous arrivons à un endroit, où nous allons recevoir le matériel, qui consiste en : une combinason sans manche, une veste en avec manches, une sur-veste sans manches, des chaussettes et des botines, le tout en néoprène. Ensuite, c'est une sorte de kaway rouge que l'on doit enfiler, puis un gilet de sauvetage qui sera bien serré et un casque ! Moi qui avait peur d'avoir froid, je suis bien contente de ne ressembler à un bel oignon !

On remonte dans le bus et nous voici partis pour un voyage superbe de 40 minutes. Nous empruntons une route très très étroite et longeant un ravin, digne du Népal ! La conductrice négocie les virages impeccablement, même la remorque nous suit sans tomber dans le ravin ! Durant le trajet, nous avons un briefing sur la sécurité, devons signer une décharge, ...

En tenue pour le rafting

Nous arrivons à destination. Les guides descendent les rafts, nous prenons notre pagaie, nous avons une démonstration de sécurité.

Nous serons 6 à bord, plus Tom, notre moniteur. Une fois embarqués, on va s'entrainer à pagayer ensemble, à s'accrocher au bateau, ... Notre guide est hyper à cheval sur la sécurité et ne rigole pas du tout là-dessus !
À un moment tranquille, Pierre et les deux allemands se mettent à l'eau (qui fait environ 7ºC). Comme ca on peut s'entrainer à les remonter à bord !

Les premiers rapides que nous passont sont de catégories 3, puis plus loin, 4 et enfin une suite de 4 ou 5 rapides de niveau 4 ! Ca bouge, ca mouille, ca décoiffe et c'est super !!!

Encore plus loin, nous passons dans un tunnel et au bout de ce tunnel, il y un rapide dont le surnom est le "Briseur de nez". Vous l'aurez compris, ce le dernier rapide qui fait mal quand on n'est pas préparé ! Heureusement, Tom nous aura entrainé à nous tenir au milieu du raft, tout en se protégeant le visage !
Personne ne tombe à l'eau, le raft ne se renverse pas, on est toujours entiers, sans rien de cassé ! Youhou ! On a réussi !

Le rapide casseur de nez

On arrive à la fin et nous devons ranger le raft. Il faut le soulever et le mettre sur la remorque. C'est franchement lourd ! On se rend ensuite aux bâtiments du rafting pour faire un peu de sauna histoire de réchauffer et puis on se change.

Et voilà ! On est bien content !
On est content de l'avoir fait, car c'étaient des super rapides. Pour autant, je n'en ferai pas mon sport de prédilection.

Ce soir, nous irons dormir près de Arrowtown.

Sur la route

- Juliette -

samedi 10 mai 2014

Road Trip NZ - Jour 13 - Te Anau / Milford Sound Road - Queenstown

Nous quittons la route scénique de Milford/ Te Anau. Ce midi, nous comptons être à Queenstown.

Nous arrivons vers Te Anau et voyons qu'il nous faut faire le plein de diesel. Je consulte le GPS et voit qu'il y a une BP à 17 km de là. Nous passons Te Anau et sa petite station service. 25 km plus loin, pas de station service. On passe sur le réserve. Je re-regarde sur le GPS et la prochaine station est à 110 km. Oh oh oh ....

Pierre reste calme et dit que toutes les stations service ne sont pas sur le GPS. Ce qui est vrai. Je m'accroche donc à ce mince espoir. On conduit plus doucement. Les kilomètres défilent, les bleds paumés aussi et toujours pas de stations services. Le stress monte. La statison BP n'est plus qu'à 26 kilomètres (et nous roulons depuis 80km sur la réserve), lorsque soudain nous arrivons à Kingston et voyon, tel le Saint Graal, une station service ! Nous sommes heureux ! Oui, on va pouvoir faire le plein !

Sauf, que c'est une station qui marche avec une borne de paiement (il n'y a pas de personnel), et que cette dernière NE FONCTIONNE PAS !!!! NOOOOOOOOOOOOOON !!!! Une dame néo-zélandaise essaie de nous aider, mais rien n'y fait. La machine fait grève (qui sait, c'est peut-être Made in France ?). Nous essayons d'appeler le numéro de téléphone indiqué, mais comme nous apprend le répondeur automatique, nous appelons en dehors de heures de travail ... La dame néo-zélandaise nous demande quel est notre niveau de diesel. On lui répond qu'il est déjà sur E depuis un moment. Pragmatique, elle nous dit "Oh yes, E for enough!" ... Let's hope so!

Il nous faut donc reprendre la route, la mort dans l'âme. Pierre roule doucement et utilise un maximum le point mort. Il ne nous reste plus que 20 kilomètres, puis 15, puis 10 ... Et à 9 kilomètres avant la station, c'est le drame, panne sèche. Pierre se met sur la bas-côté.

Je fais un calcul mental, et me dit que je peux faire les 9 kilomètres en 2 heures aller + 2 heures retour. Je prends des sous, le portable et rassemble mon courage et me mets en route.

Je marche en faisant du stop. Une vingtaine de voitures passent et ne daignent même pas me regarder. Un 4x4 passe puis freine brusquement en faisant crisser les pneux et fait une marche arrière de fou. Je me dis que tout compte fait, j'ai peut-être pas envie de monter. Aller, je monte derrière et ce sont deux hommes, chasseurs, je présume, qui m'embarque. Ils sont sympas et eux aussi ont besoin d'essence urgemment. Il me laissent à la station service où j'achète un baril de 5 litres de diesel. Pour le retour, je prends un taxi.La dame suepr gentille me fera un discount de 20% !

J'arrive triomphante au camping car, et Pierre me dit que ca ne fait seulement qu'une demi-heure que je suis partie. Perso, j'ai l'impression que ca plus d'une heure !

Nous repartons, et arrivons à Queenstown. Ce midi, pour nous remettre de nos émotions, nous allons déjeuner au Ferberg, et mangeons deux burgers énormes et délicieux !

On flâne un peu en ville, booke du rafting pour le lendemain et je profite d'un cyber-café pour avancer sur le blog.

Avec toutes ces émotions, nous n'avons pas fait de photos de la journée...

- Juliette -

vendredi 9 mai 2014

Road Trip NZ - Jour 12 : Gertrude Saddle

Ce matin, nous nous levons de bonne heure et faison un petit-déjeuner copieux. En effet, nous avons prévu de faire une randonnée : la Gertrude Saddle.

Je dois avouer que le prospectus du Département de la Conservation me laisse fortement à penser que nous allons au-delà de difficultés ! Nous ne sommes, certes plus vraiment des débutants en randonnées, mais là, il est indiqué qu'il faut des compétences en alpinisme et un grand sens de l'orientation en montagne, le chemin n'étant plus balisé au dessus de la ligne de végétation. De plus, le temps indiqué est de 4 à 6 heures, pour seulement ... 3 kilomètres ! Pierre pourtant (naturellement, je dirais) veut absolument la faire. On prépare donc un sac avec tout ce qu'il faut dedans. Tant qu'à répéter les Vosges* autant le faire avec tout le matériel qui va bien : lampes frontales, pompe à eau, couverture de survie, gros pique-nique, ...

Nous voilà donc partis en camping car et nous arrivons sur le parking. Une voiture avec deux gars bien en forme sont là. On discute et je me rend compte qu'ils ont l'air quand même vachement plus sportifs que nous ...

Bref, avec Pierre, nous y allons. Le début de la randonnée est tranquille. On passe dans la vallée, avec forêt, traversée de ruisseaux, ... Puis vient un passage sur de grosses roches. Pas de problèmes non plus. Pierre refait le plein de la gourde, et pendant ce temps, j'attaque la montée bien raide qui se dresse devant moi. Hop hop, pas de problèmes, j'ai les jambes et le souffle. J'attends Pierre.


La vallée

Nous continuons un peu la montée, puis les difficultes commencent peu à peu. La végétation fait place à de la roche plate et ... glacée ... Heureusement, des parties enneigées arrivent, et nous pouvons grimper plus facilement. Il nous faut souvent nous aider des mains. Ca devient de plus en plus raide et de plus en plus glacé. Nous arrivons à un passage carrément impossible sans le cable installé. Le cable en métal brûle les mains tellement il est froid. Mais nous nous hissons et arrivons sur de la neige. Malgré la très forte pente, nous n'utilisons pas les cables, car nos chaussures accrochent sur la neige. Nous faisons une petite pause. Ce n'est pas physiquement que nous sommes fatigués, mais il nous faut vraiment nous concentrer pour la montée. C'est là que je me dis que dans un futur proche, j'achèterai des crampons pour mes chaussures.

De l'eau qui ruisselle

De la neige et de la glace

De la neige et de la glace, avec vue en bas

Le premier passage avec le cable

Nous continuons la montée. L'espoir renaît lorsque l'on voit la fin de la rando, si proche et pourtant encore si loin. Car oui, maintenant ce sont de grosse roches qu'ils nous faut monter, sauf qu'elles sont enneigées/verglacées. Après une petite chute sans gravité, nous arrivons au sommet, heureux ! Comme c'est beau !

En tout cas, en haut, c'est beau !

Quelle vue !

Et on a le soleil pour nous réchauffer

Devant un super paysage

Nous trouvons un endroit abrité du vent et pouvons pique-niquer.
Malheureusement, je ne vais pas profiter à 100% de cette pause dans ce cadre si spécial. Je pense déjà la descente de l'enfer qui nous attend, et je regarde mes chaussures d'un air dépité, en rêvant à de beaux gros crampons ...

Le deuxième lac

Au bout de presque une heure de pause, nous rangeons tout et nous préparons pour la descente.
Ce que mes pauvres expériences en rando m'ont apprises, c'est que la montée ce n'est rien, c'est la descente qui est plus difficile, particulièrement sur un terrain difficile. On va être servis !

Nous commencons donc la descente doucement ! Je vais vous passer les détails de notre descente à vitesse d'escargots. Je vous dirais juste que cette fois il nous a fallut nous aider de chaque cable, que mes gants en tissus se sont déchrirés partout sur les deux mains, alors que j'essayer de me rattraper lorsque je commencais à glisser sur la glace. Tiens, et parlons des chutes ! Je ne suis jamais autant tombée de toute ma vie qu'en cette unique journée. J'ai fait de nombreuse descentes accroupie, puis passant sur une plaque de glace ... zip ... je me retrouvais quelques mètres plus bas. La palme revient à Pierre, qui a chuté et fait 10 mètres sur les fesses ... Ca peut paraitre marrant, mais quand ca se passe sur de la glace et que quelques mètres plus bas c'est presque du vide, on rigole moins ! Il a réussi à s'arrêter grâce à une fissure et j'ai dû le tirer vers le haut.

Le lac, plus bas
J'essaie de descendre sans tomber (pas facile !)

Bref ! On a réussi à descendre pas mal, mais dans notre grande concentration à regarder où il nous fallait mettre les pieds, nous avons perdu la piste. Nous sommes tombés sur un italien et une polonaise, tous les deux en petites baskets/converses, qui n'en menaient pas large.

Du coup, on a fini la descente avec eux, et après avoir retrouvé , re-perdue, re-retrouvée, .... la piste, nous arrivons en bas, sur la plat, bien fatigués (mentalement). Nous faisons le reste de la rando et arrivons au camping car.

Enfin, le plat !

Une dernière photo ! On est bien fatigués !

Cette rando doit être absoluement extra en été, lorsqu'il n'y a pas de neige ni de glace, mais à cette période là, les galères pour monter et pour descendre l'ont rendue pas si agréable que ca, j'ai trouvé (mais Pierre a énormément apprécié, c'est selon lui la plus belle rando que nous ayont faite en Nouvelle Zélande).

Nous repronons la route et faisons quelques dizaines de kilomètres avant de trouver un camping DOC où nous serons seuls toute la nuit !

* Vosges : contrée lointaine dans l'est de la France. Référence à une randonnée de deux jours autour du Honneck faite en 2013 que Pierre nous a fait faire à l'envers. En deux jours nous avons fait plus de 57 kilomètres (dont 32 kilomètres rien que le deuxième jour) et 3.200 mètres de dénivelé positif. Les deux jours, nous avons fini de nuit, et ceci, sans lampe frontale le premier jour.

- Juliette -