Le plateau des Bolovens, situé à plus de 1000M d'altitude, jouit d'un climat un peu moins chaud qu'ailleurs au Laos. Il y pleut presque tous les jours, et l'eau descend en torrents de chaques côtés du plateau, formant certaines des plus belles cascades du Laos. On y cultive le café, le thé, le latex. L'un des moyens les plus commodes pour visiter le plateau est de louer un scooter. Il y a ensuite 2 boucles, l'une de 200 km, l'autre de 300 km environ. Nils et Susanne nous accompagnent toujours, mais ils ne feront que la petite boucle, tandis que nous ferons la grande, ayant un peu plus de temps qu'eux.
Nous voila donc partis de bon matin depuis les 4 000 îles, tout d'abord en bateau, puis en bus. Nous arrivons à Pakse, la ville au bord du plateau vers 16h. De là, nous rencontrons Yves, un belge qui tient un magasin de location de scooters. Nous déposons nos gros sacs chez lui (on ne prendra que le strict minimum, pour ne pas être géné en scooter), et nous louons 2 belles machines flambant neuves, avant de rejoindre directement pour le plateau. Au bout de 10km, la roue de mon scooter crève. c'est dommage, surtout quand la nuit tombe. Nous roulons tout doucement jusqu'à un garage, et au bout de 30 minutes, avec 90 centimes de réparation, nous pouvons repartir! Nous arrivons à la nuit tombée chez monsieur Vieng, un petit producteur de café du plateau, pour y passer la nuit. Monsieur Vieng est avant tout un producteur de café, mais il parle très bien anglais, et posséde une chambre (avec 3 matelas) qu'il loue aux touristes de passage. L'accueil est très chalereux, et madame Vieng nous prépare un délicieux curry végétarien accompagné de riz collant (une spécialité laotienne, servie dans un petit panier fermé). Malheureusement, Juliette tombe malade: elle s'est rendu compte qu'en fait, elle ne digère pas la noix de coco, qui compose le délicieux curry de la veille. Le matin, nous profitons de l'hospitalité de M. et Mme Vieng pour déguster les spécialités de l'exploitation: Arabica et Robusta. On est tellement bien (enfin surtout moi, Juliette est prostrée dans un hamac et se remet de sa nuit) que nous ne partons que très tard. Nous roulons jusque Tad Lo, une petite ville qui posséde quelques guest houses, et y trouvons une très jolie petite chambre dans un bungalow (pour 60000 Kips, soit moins de 6 euros).
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| Une fois le café torreifié, Monsieur Vieng doit secouer le café pour arréter la cuisson |
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| les séchoirs à café |
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| des grains de café |
Tad Lo, c'est l'essence même du plateau des bolovens: de nombreuses cascades, et la vie qui y passe doucement, à l'ombre des heveas et des cafés. Il n'y a qu'une seule chose à y faire: rien. Mais c'est tellement bien! Ne rien faire dans un hamac sur la terrasse de son bungalow, ensuite ne rien faire au bord d'une cascade, ensuite ne rien faire immergé dans une piscine naturelle, puis ne rien faire en regardant les élephants se rafraichir dans la rivière, et enfin finalement, en fin de journée, ne rien faire en buvant une bière et en discutant de sa journée... les plus motivés peuvent bien sûr se donner le mal de jouer une partie de pétanque, ou aider la propriétaire de la Guest House à préparer à manger (c'est tellement bien d'apprendre à préparer de la nourriture laotienne, tout en discutant et en buvant une bière!). Enfin, vers 19h, on se réunit tous autour de la grande table de la guest house, et on mange avec le propriétaire et sa famille (sa femme, sa soeur, et leur 6 enfants). Inoubliable! Enfin, nous laissons la famille se reposer (et aussi Juliette, toujours prostrée à cause de son curry à la noix de coco), et nous retrouvons tous les autres touristes des autres guest houses autour d'un feu, afin de passer la fin de soirée en buvant de la bière et en discutant.



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| The flying man |
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| Le bain des élephants |
Le lendemain, nous disons adieu à Susanne et Nils qui rentrent sur Pakse, et nous reprenons la route. De nombreuses cascades bordent le plateau, et nous nous arrêtons de temps en temps pour les admirer. En fin de journée, nous arrivons à Tad Faek, une petite cascade à l'opposé de Pakse. Malheureusement, Juliette se brûle contre le pot d'échappement du scooter.... aie aie aie, vraiment pas de chance! En plus, ça fait mal et ça fait des belles cloques! "L'hotel" à Tad faek est en fait 3 bungalows qui surplombent la cascade, au milieu de la jungle. Nous sommes les seuls occupants, et cela fait bizarre de se retrouver tout seul, au milieu de nulle part, avec le bruit des animaux autour de nous pour seule compagnie. Au moins, la dernière fois, on avait un guide équipé de machettes!
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| Pas de retouche sur cette photo! coucher de soleil à Tad faek pendant l'orage |
Après nous être couchés tôt (il n'y a pas beaucoup d'animation dans la jungle!), et une bonne nuit de sommeil, nous nous retrouvons au petit matin dans le seul restaurant ouvert des alentours, au bord de la cascade. Autour de nous, beaucoup de personnes s'activent pour préparer des petits stands qui vendent des snacs et boissons. Aujourd'hui, c'est la journée de la femme, qui est un jour ferié au Laos, donc beaucoup de Laotiens vont en profiter pour pic-niquer au bord de la cascade. Nous commandons une omelette et un café. Et là, nouveau drame: Je ne sais pas si c'est les oeufs ou les légumes dans l'omelette (ou encore la salade de papaye de la veille), mais le repas à peine fini, nous sommes obligés tous les 2 de courrir aux toilettes! Decidemment, c'est la poisse, surtout pour Juliette dont l'estomac etait à peine remis!
Nous reprenons quand même la route, et profitons tout de même du paysage, en nous ménageant des arrêts réguliers. La route est en construction par endroits, il faut donc rouler sur une piste très cahotique. Nous profitons également des superbes cascades qui bordent la partie sud du plateau, et de la fraîcheur des environs (nous avons même dû remettre un petit pull à certains endroits, une première depuis plus de 2 mois!). Les cascades sont vraiment magnifiques, mais nous sommes un peu fatigués, et nous rentrons assez vite sur Pakse. Dommage! Il y avait également des forgerons, et des plantations à visiter, mais nous ne sommes plus vraiment en état. Le soir, nous trouvons un petit hôtel un peu bruyant en ville. Au menu: soupe, riz blanc et lentilles. Il va falloir remettre la tuyauterie en route!

Après une nuit dans la chaleur accablante de Pakse, cela va un peut mieux. Nous decidons donc de nous rendre à Wat Phu, un temple Angkorien qui est au patrimoine mondial de l'Humanité. Le royaume Khmer s'etendait en effet jusque cette ville du Laos. Après 40km, nous arrivons sous une chaleur terrible au temple. Notre indisposition de la veille, et la chaleur humide qui contraste avec l'air frais du plateau font que nous sommes exténués, avant même le début de la visite. En plus, Wat Phu est en fait une montagne sacrée, et il va falloir gravir sous un soleil de plomb les quelques centaines de marches qui ménent au temple principal. Dur dur! Le temple vaut néanmoins le coup, et les frontons sculptés sont magnifiques. Après la visite, nous passons quelques temps pour nous rafraichir dans un petit café en bas du site, avant de retourner à Pakse. Ce soir, pour la première fois depuis le début de notre voyage, nous prendrons une chambre avec clim!
Yo juju! pierre!
RépondreSupprimermerci de nous faire voyager! paysages splendides! bisous et bon courage(ca l air d etre dur).
anthony
eh bien mes pauvres pour vos estomacs!! pour le reste on ne va pas vous plaindre, ça avait l'air génial!! Bonne poursuite de voyage les aventuriers ! Julie yann et Lise
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