Une fois arrivés à Uyuni, une mauvaise nouvelle nous attend: en raison d'une gréve généralisée, aucun véhicule ne peut entrer ou sortir de la ville. Il va donc falloir être patient. Une réunion est prévue pour le soir même, donc qui sait! Au lieu de prendre le bus, nous réservons donc une chambre dans un hôtel du centre ville et prenons notre mal en patience. Le soir même, on nous propose de nous emmener à Potosi (donc pas du tout où nous souhaitons aller) pour 25$, soit un prix dix fois supérieur au billet de bus. Nous refusons donc en nous disant que ça ira sans doute mieux demain.
Le lendemain, pas d'amélioration. Nous en profitons pour faire avancer le blog, et passons la journée sur internet. Le jour d'après, pas d'amélioration non plus. Des gens bloquent toutes les routes d'accès á la ville. Le réseau de train est bloqué lui aussi. Nous demandons à tout hasard s'il y a un avion pour la Paz, mais les avions eux non plus ne volent pas... Bref, la situation a l'air complétement désespérée... En France, on a l'habitude de râler à chaque grêve de train ou d'avion, mais c'est la première fois que nous vivons un bloquage complet. Seules les agences de voyages proposent un 4x4 pour sortir de la ville, en passant par des chemins de terre, pour des prix hallucinants. Mais l'essence commence à manquer en ville, et de moins en moins de voitures partent le soir.
De peur de rester bloquer très longtemps, nous nous décidons donc à partir à Potosi, le soir même. Tant pis ci ce n'est pas sur la route, nous prendrons un autre bus pour La Paz, nous n'en somme plus à quelques heures près ! Le départ est fixé à 19h00. Nous sommes 7 touristes, entassés dans le 4x4 : un brésilien, deux canadiens, une hollandaise, un belge, et nous deux. Le chemin de terre que nous utilisons pour quitter la ville n'est pas bloqué, par contre cela secoue! La nuit tombe vite, et notre chauffeur hésite plusieurs fois à des croisements, en pleine nuit, en plein milieu de la campagne, ce n'est pas rassurant. On voit par endroit des gens dehors en pleine nuit et des feux de bois. On se demande ce qu'il font là, au milieu de nulle part. Après 1h30 de route, nous nous arrétons. Devant nous, un bus est bloqué au milieu du chemin défoncé. Ce n'est vraiment pas une route pour les bus et les camions! Nous faisons demi tour et tentons un autre chemin. Cette fois ci, c'est un camion qui est embourbé. Le chauffeur nous annonce alors qu'il n'y a plus aucune alternative, il faut faire demi tour. Nous rentrons donc à Uyuni, tristes de ne pas avoir pu nous échapper. Tous les touristes qui nous accompagnaient nous suivent et réservent une nuit dans le même hôtel que nous. Nous décidons de nous retrouver le lendemain, pour une nouvelle tentative d'exfiltration!
Le lendemain matin, nous nous assurons que la situation n'a pas évolué. Toujours pas de bus, et maintenant la voie d'accès vers Potosi est également bloquée par le bus vu la veille. Cela limite les chances de sortir de la ville. Nous trouvons une agence de voyage qui a un 4x4 disponible, et nous leur demandons d'aller à Oruro, une ville qui est située plus loin, mais au bout d'une autre route. Cette fois-ci, on nous demande 35 euros par personne, ce qui est un prix exorbitant pour la Bolivie. Le temps d'arranger le départ avec l'agence, et nous voila partis! Cette fois ci, nous aurons plus de chance. Après avoir traversé les landes aux alentours de Uyuni, nous rejoignons la piste qui mène à Oruro. Six heures plus tard, nous arrivons enfin à destination. Depuis Oruro, nous prenons ensuite un bus pour La Paz, où nous passerons la nuit. Le lendemain matin, nous prenons un mini bus pour Coroico.
Coroico est une ville située dans la zone amazonienne, en bas de la cordillère des andes. Pour y arriver, il faut passer la Cumbre, un col à 4700 mètres d'altitude, avant de descendre pendant 75 kilomètres, jusqu'au pied du massif montagneux. L'ancienne route pour s'y rendre est d'ailleurs apellée "el camino de la muerte" en raison du nombre de morts sur cette route vertigineuse à flanc de montagne.
Aujourd'hui seuls les vélos y passent, une route plus moderne et plus sûre a été ouverte. C'est celle que nous emprunterons. Il fait beau sur l'altiplano, mais il pleut dans la jungle. Nous trouvons un hôtel sympa (mais un peu cher) au sommet du village, et nous prenons un peu de repos. La vue est magnifique, mais il y a beaucoup de nuages et nous ne pouvons pas tellement en profiter. Il y a aussi de superbes randonnées à faire dans la jungle aux alentours, mais nous ne pouvons pas partir à cause de la pluie. Le lendemain, le temps est encore plus mauvais, nous décidons donc de reprendre le bus et de ne pas nous attarder. Nous repartons donc pour La Paz, et nous prenons ensuite un bus pour Copacabana, une ville située au bord du lac Titicaca. Nous y arriverons dans la soirée.
Le lendemain, pas d'amélioration. Nous en profitons pour faire avancer le blog, et passons la journée sur internet. Le jour d'après, pas d'amélioration non plus. Des gens bloquent toutes les routes d'accès á la ville. Le réseau de train est bloqué lui aussi. Nous demandons à tout hasard s'il y a un avion pour la Paz, mais les avions eux non plus ne volent pas... Bref, la situation a l'air complétement désespérée... En France, on a l'habitude de râler à chaque grêve de train ou d'avion, mais c'est la première fois que nous vivons un bloquage complet. Seules les agences de voyages proposent un 4x4 pour sortir de la ville, en passant par des chemins de terre, pour des prix hallucinants. Mais l'essence commence à manquer en ville, et de moins en moins de voitures partent le soir.
De peur de rester bloquer très longtemps, nous nous décidons donc à partir à Potosi, le soir même. Tant pis ci ce n'est pas sur la route, nous prendrons un autre bus pour La Paz, nous n'en somme plus à quelques heures près ! Le départ est fixé à 19h00. Nous sommes 7 touristes, entassés dans le 4x4 : un brésilien, deux canadiens, une hollandaise, un belge, et nous deux. Le chemin de terre que nous utilisons pour quitter la ville n'est pas bloqué, par contre cela secoue! La nuit tombe vite, et notre chauffeur hésite plusieurs fois à des croisements, en pleine nuit, en plein milieu de la campagne, ce n'est pas rassurant. On voit par endroit des gens dehors en pleine nuit et des feux de bois. On se demande ce qu'il font là, au milieu de nulle part. Après 1h30 de route, nous nous arrétons. Devant nous, un bus est bloqué au milieu du chemin défoncé. Ce n'est vraiment pas une route pour les bus et les camions! Nous faisons demi tour et tentons un autre chemin. Cette fois ci, c'est un camion qui est embourbé. Le chauffeur nous annonce alors qu'il n'y a plus aucune alternative, il faut faire demi tour. Nous rentrons donc à Uyuni, tristes de ne pas avoir pu nous échapper. Tous les touristes qui nous accompagnaient nous suivent et réservent une nuit dans le même hôtel que nous. Nous décidons de nous retrouver le lendemain, pour une nouvelle tentative d'exfiltration!
Le lendemain matin, nous nous assurons que la situation n'a pas évolué. Toujours pas de bus, et maintenant la voie d'accès vers Potosi est également bloquée par le bus vu la veille. Cela limite les chances de sortir de la ville. Nous trouvons une agence de voyage qui a un 4x4 disponible, et nous leur demandons d'aller à Oruro, une ville qui est située plus loin, mais au bout d'une autre route. Cette fois-ci, on nous demande 35 euros par personne, ce qui est un prix exorbitant pour la Bolivie. Le temps d'arranger le départ avec l'agence, et nous voila partis! Cette fois ci, nous aurons plus de chance. Après avoir traversé les landes aux alentours de Uyuni, nous rejoignons la piste qui mène à Oruro. Six heures plus tard, nous arrivons enfin à destination. Depuis Oruro, nous prenons ensuite un bus pour La Paz, où nous passerons la nuit. Le lendemain matin, nous prenons un mini bus pour Coroico.
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| Le départ de Uyuni |
Coroico est une ville située dans la zone amazonienne, en bas de la cordillère des andes. Pour y arriver, il faut passer la Cumbre, un col à 4700 mètres d'altitude, avant de descendre pendant 75 kilomètres, jusqu'au pied du massif montagneux. L'ancienne route pour s'y rendre est d'ailleurs apellée "el camino de la muerte" en raison du nombre de morts sur cette route vertigineuse à flanc de montagne.
Aujourd'hui seuls les vélos y passent, une route plus moderne et plus sûre a été ouverte. C'est celle que nous emprunterons. Il fait beau sur l'altiplano, mais il pleut dans la jungle. Nous trouvons un hôtel sympa (mais un peu cher) au sommet du village, et nous prenons un peu de repos. La vue est magnifique, mais il y a beaucoup de nuages et nous ne pouvons pas tellement en profiter. Il y a aussi de superbes randonnées à faire dans la jungle aux alentours, mais nous ne pouvons pas partir à cause de la pluie. Le lendemain, le temps est encore plus mauvais, nous décidons donc de reprendre le bus et de ne pas nous attarder. Nous repartons donc pour La Paz, et nous prenons ensuite un bus pour Copacabana, une ville située au bord du lac Titicaca. Nous y arriverons dans la soirée.
| La vue depuis l'hôtel |

oui vive le grêves! En tant que Francais vous etes habitués...
RépondreSupprimerbisous et bon courage.
kükchen