mardi 29 juillet 2014

Le lac titicaca - de la Bolivie au Pérou

La pluie nous a suivi depuis Coroico. A Copacabana, il tombe de la neige fondue. C'est exceptionnel, car il n'y a d'habitude aucunes précipitations en Juillet. Nous comptions partir sur l'Isla del Sol, une des îles au milieu du lac, mais il va falloir attendre que les conditions météo s'améliorent. Le lendemain, nous décidons donc de rester à Copacabana. Le temps s'est un peu amélioré, et nous en profitons pour nous promener au bord du lac. La plage est couverte de bouteilles vides.

Le lac depuis Copacabana

Le lac

Coucher de soleil sur le lac

Le lendemain, nous nous levons tôt pour prendre le bateau. Après deux heures de trajet, nous arrivons sur l'île. Le paysage est merveilleux. De nombreux animaux vivent dans le village, au bord de la plage : des ânes, des cochons, des moutons...

Nous decidons de traverser l'île à pied. Il y a beaucoup de ruines sur le trajet. L'île est en effet connue pour être à l'origine de la civilisation Inca. Pour traverser l'île du nord au sud, il faut passer par trois communautés. Chacune a installé une billeterie à l'entrée du territoire, et il faut payer pour traverser! C'est un peu exagéré, surtout qu'il n'y a aucun service offert pour le prix de l'entrée. En fin de Journée, nous reprenons le bateau jusque Copacabana, et ensuite, le bus jusque Puno, au Pérou, de l'autre côté du lac.


L'arrivée sur l'île

Depuis l'île

Vue du haut de l'île

La table pour les sacrifices

La traversée de l'île

Nous arrivons au Pérou assez rapidement : il y a peu de contrôles à la frontière et la route est en assez bon état.

Puno est une grande ville située au bord du lac Titicaca, côté péruvien. La ville est assez jolie, et les premiers bateaux (à vapeur) qui ont été utilisés sur le lac y sont stationnés. Il a d'ailleurs fallu 6 ans pour transporter le premier bateau en pièce détachées depuis le port d'Arica (au Chili), en train et ensuite à dos de mulets !

Au large de Puno, il y a les Uros, un chapelet d'îles artificielles construites en roseaux. Les gens qui y vivent doivent ajouter en permanence des roseaux pour ne pas que l'île disparaisse. Sur l'île, tout est construit en roseaux: les habitations, les sièges... seule une pierre est posée dans la cuisine afin de pouvoir faire du feu dessus pour cuire les aliments. Les hommes partent toute la journée sur le lac (pour chasser, pêcher, cueillir les roseaux, et construire des bateaux en roseaux). Quant aux femmes, elles s'occupent principalement de recevoir les touristes.

Malheureusement le tourisme de masse sur les îles a complétement transformé le mode de vie des personnes vivant ici. Nous avons trouvé que le site était vraiment trop touristique. Après avoir été déposés sur une île, une habitante nous a expliqué comment sont construites les îles, et nous a fait visiter les lieux. Nous sommes ensuite parti en bateau de roseaux sur l'île centrale, où il y a un petit marché et un restaurant.

Sur le chemin, nous avons aperçu deux barques remplies à ras bord de roseaux. Le conducteur des deux barques étant assis entre les deux tas de roseaux, il ne pouvait pas voir grand chose, tandis qu'il se dirigeait droit sur nous. Notre bateau de roseau n'étant pas manoeuvrable non plus, la conductrice de notre bateau n'a même pas essayé d'éviter la colision. Boum! Ce fut notre premier accident de la circulation depuis le début du tour du monde ! Heureusement, plus de peur que de mal. Le roseau encaisse bien les chocs, et nous n'avons pas coulé!



Arrivée aux Uros

La construction de l'île

Le bateau qui nous est rentré dedans

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