Nous nous réveillons et petit-déjeunons tranquillement.
Nous prenons la route vers le sud et profitons des paysages superbes.
Nous arrêtons à Oamaru, ville de 12.700 habitants. On se dirige tout d'abord vers la colonie des manchots aux yeux jaunes. Mais commes les dames de l'accueil vont nous l'apprendre, les manchots ne rentrent sur la terre ferme qu'au soleil couchant. Soit, ça ne sera pas pour maintenant ! Elles nous indique un autre endroit où nous avons de bonnes chances de voir des manchots bleus !
Nous retournons en ville et allons nous promener. Nous sommes entourés de magniques bâtiments victoriens. Au 19è siècle, l'envoi de viande réfrigérée à fait prospérer la ville. En 1880, Oamaru était de la même taille que Los Angeles au même moment !
Nous continuons notre route et nous faisons à nouveau une halte, cette fois aux "Moeraki Boulders" ou "Te Kaihinaki" en Maori. Il s'agit de grosses pierres rondes, que l'on dirait posées sur la plage par un géant. Elles sont une sorte de mystère géologique. Lorsque l'on regarde autour de soi, on ne voit pas d'où elles peuvent provenir. Il y a différentes thèses. La thèse Maori veut que ce soit les paniers de nourritures qui sont tombés du bateau des premiers arrivants sur l'île. Une autre thèse explique, que ces boules de roches se sont formées sur des milions d'années, en grossissant autour d'un "noyau", qui est soit une petite pierre ou un coquillage. Quand vous regardez de près, vous voyez bien de grosses grosse veines dans la roche. Et certaines boules qui sont en morceaux, se sont brisées en fonction de ces lignes.
C'est très intéressant et très sympa pour faire des photos.
| Les fameuses boules |
| D'un peu plus près |
| Un panorama |
C'est très intéressant et très sympa pour faire des photos.
Quelques kilomètres plus loin, après Moeraki, nous prenons la route du phare. C'est là qu'il est possible de voir des manchots bleus. La petite route est superbe ! Nous arrrivons au phare et marchons sur le chemin qui mène à une cabane. Nous ne verrons que des phoques se prélasser sur des rochers ! Toujours pas de manchots, normal, nous sommes en journée ! Mais il y a des phoques.
Nous reprenons le camping car et roulons vers la péninsule d'Otago. Nous allons tenter d'aller voir les manchots à Pilot Beach, tout au bout de la péninsule, à côté du centre de protection des Albatros Royaux. Nous arrivons vers 16h45 et attendons, jumelles et appareil photo aux mains.
Vers 17h, une dame descend nous disant que le point de vue ferme et que si on veut voir les manchots, il faut payer 20 NZD par personne. Et crotte ! Bon, on a fait tellement de route pour les voir ces petits manchots, nous payons donc ! On se réconforte en se disant que chaque centime va aller pour aider cette colonie nouvellement formée à se développer.
En effet, si un manchot est trés habile et rapide dans l'eau, il est très maladroit sur la terre ferme ! Il niche au sol et ne peut pas voler, ce qui en fait, comme beaucoup d'oiseaux endémiques de Nouvelle-Zélande, une proie de choix pour les prédateurs importés par les colons. Avant l'arrivée des colons, il n'y avait pas de prédateurs sur l'île. Imaginez les ravages faits par des chiens, chats, ...
Nous attendons donc. Avec mes petites jumelles, je les distingue, nageant et sautant dans l'eau, rapides comme des éclairs ! Et puis, ils arrivent sur le bord de la plage et se font assez malmenés par les vagues. Ensuite, il faut se hisser sur des rochers, sauter, ramper, courir pour rejoindre son nid ! Il y a ensuite un deuxième, puis un troisiéme et enfin un quatrième groupe de manchots qui arrivent. Tous les manchots sont là, les 38 manchots ont survécu à cette journée. Les requins et autres prédateurs n'ont pas attrapé un des petits manchots. Un manchot bleu mesure environ 33 centimètre. C'est donc assez petit ! En tout cas, c'est adorable !
Je suis hyper contente, ca y est, j'ai vu des manchots !
| les manchots au milieu de la photo, rentrent du boulot! |
Nous reprenons la route et cherchons un endroit ou le camping libre n'est pas interdit. Nous trouvons un parc récréatif vers Portobello, contre lequel nous nous garons.
Demain, nous irons à Dunedin.
- Juliette -
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