Nous n'avons pas beaucoup dormi dans l'avion : le départ était vers 23h, l'atterrissage à 5h30 du matin, avec 2h de décallage horaire, il nous resta seulement 4h pour manger le repas servi à bord, et essayer de dormir un peu. Bien sûr l'avion est arrivé en avance. Nous voilà donc dehors à 6h du matin, pas vraiment très frais.
A cette heure là, pas question de trouver un bus. Nous prenons donc un taxi qui nous conduit directement à un hôtel que nous avions repéré dans le guide. Seulement, les hôtels aussi sont fermés ! Nous réveillons le pauvre gardien de nuit d'un premier hôtel. Il nous répond gentillement par l'interphone que tout est complet et qu'il faudra revenir vers 15h pour avoir une chambre, sans même ouvrir la porte. Pas question d'attendre si longtemps. Nous serions mieux dans un lit qu'au bord de la route. Nous cherchons donc un second hôtel. Là aussi on nous répond qu'il va falloir attendre. On aurait vraiment dû rester à l'aeroport plutôt que de descendre en ville !
Désespérant un peu de trouver un hôtel, nous cherchons en vain un café. Seulement là aussi, tout est fermé. Les chiliens se couchent assez tard, et du coup rien n'ouvre avant 8h, voire 10h pour la plupart des magasins. En plus c'est l'automne ici, et il fait froid. Nous trouvons refuge avec nos gros sacs à dos dans une station de métro, qui est apparemment la seule chose d'ouverte et chauffée aux alentours. De vrais SDF !
Après nous être un peu réchauffés, nous décidons de prendre le métro jusque Universidade de Chile, qui est le quartier le plus central, et donc où nous avons le plus de chance de trouver quelque chose d'ouvert. Mais là aussi, aucune chance ! Après avoir parcouru en vain les principales rues du quartier à la recherche de quelque chose d'ouvert, nous nous asseyons sur un banc, un peu fourbu à cause des sacs.
Juliette fait ami-ami avec un chien errant, qui cherche sans doute un peu de caresses, mais surtout quelqu'un pour lui payer un petit déjeuner. Il ne nous lachera plus de toute la matinée. Le problème, c'est qu'il aboie au passage de chaque personne portant une capuche. Et comme il reste tout le temps avec nous, on a un peu peur que les gens le prenne pour notre chien. Vers 8h30, après deux heures et demi d'attente et de marche dans les rues, un premier café ouvre enfin. Nous entrons à l'intérieur. Le chien, après quelques hésitations, s'assoit à la porte, et continue à aboyer les passants. Ici, il n'y a pas de tables et de chaises, seulement des petits comptoirs où l'on peut poser sa tasse et son journal. Bref, même si c'est toujours meux que d'être dans la rue, et même si le café est très bon, nous ne nous éternisons pas trop longtemps. Nous sortons discrétement par une autre porte (pour éviter le chien qui nous attend toujours devant le café), et reprenons le métro. Vers 10h du matin, nous sommes de retour au point de départ. Nous nous retrouvons donc devant un des hôtels, qui est ouvert cette fois-ci. Et cette fois ci, il y a une chambre de libre ! Ouf! Nous nous écroulons dans le lit et pouvons enfin dormir un peu.
Nous émmergeons vers 16h. Oups, la journée est déja passée ! Le temps de prendre une douche et de se préparer à sortir, et il fait de nouveau nuit. Nous nous promenons dans le quartier et trouvons un petit restaurant pour le souper. Je prends une
Chorrillana sans trop savoir ce que c'est. On me sert une montagne de frites, couverte de morceaux de saucisses et d'oignons grillés. Le tout recouvert d'un oeuf au plat. Le tout est très bon, à défaut d'être léger. En même temps, le dernier repas ayant eu lieu la veille au soir, je fais honneur au plat !
Le lendemain, nous visitons enfin Santiago. C'est une ville sympa comptant 5 millions d'habitants soit quand même 30% de la population chilienne. La ville est agréable à vivre.
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| Santiago |
On aperçoit entre les immeubles les Andes enneigées au loin. La ville est en effet entourée de montagnes. La mer (tout comme les stations de ski) est à une bonne heure de route. Bref, un positionnement idéal.
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| Les Andes en arrière plan |
La plupart des bâtiments sont relativement modernes. Il reste encore quelques batiments coloniaux mais la plupart des immeubles sont des tours en béton, dont la plupart mériteraient un bon ravalement. Cela mis à part, on se croirait en Europe.
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| Santiago |
Nous nous rendons au marché pour manger une des spécialités de la ville, la
paila marina. En fait, le batiment du marché, une belle halle métallique datant de la fin du 19ème siècle, héberge surtout des restaurants. La Paila marina est une soupe de fruits de mer. Moules, crevettes, et d'autre sortes de coquillages qui n'existe que dans cet endroit du monde (piure et picoroco), le tout accompagné d'un bon petit blanc chilien. J'ai adoré !
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| Dans le centre |
Après le repas, nous nous sommes promenés en ville et avons visité le musée d'art précolombien (qui donne une bonne idée de toutes les civilisations ayant vécu sur le continent avant que les Européens débarque). Ensuite, nous avons pris un fulniculaire qui conduit au sommet d'une montagne dominant la ville. La
vue est sensationnelle ! Malheureusement pour nous, le brouillard d'automne couvrait un peu le relief. Mais ça reste très joli !
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| La ville à la tombée de la nuit |
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| Sur la montagne San Cristobal |
Le jour suivant nous continuons à explorer la ville. Nous passons devant le musée de Santiago, qui est malheureusement fermé pour restauration. Nous visitons la maison de
Pablo Neruda, qui est sans doute le poéte le plus célébre du Chili (il a même reçu un prix nobel). La visite nous permet d'en apprendre un peu plus sur la vie du poéte, mais surtout sur la dictature de Pinochet et les évenements qui marquèrent le Chili du 20ème siècle. La maison est restée meublée et décorée comme elle le fût dans les années 70, ce qui lui donne un certain charme.
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| Santiago et les Andes en arrière plan |
Après un café dans le quartier de Bellavista, nous achetons un billet de bus pour le lendemain. Nous partons pour l'île de Chiloé, dans le sud du pays. Ce sera un bus de nuit. Nous profitons de la journée suivante pour nous reposer, travailler sur le blog, et chercher une librairie. Ensuite, direction la gare routière. Les trajets en bus au chili, c'est le grand luxe! Seulement 24 siéges qui s'inclinent presque totalement, service à la place, plateau repas... On n'est pas habitués à tant d'attentions!
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| Le bus avec des sièges XXL ! La grande classe ! |
- Pierre -
génial le bus !!! Pierre frais comme un gardon !
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